Prêt à Taux Zéro Plus (PTZ+) : analyse par Le Partenaire Européen

Bien que le Prêt à Taux Zéro + (ou PTZ+) démarre sa carrière, Le Partenaire Européen étudie son impact avec un bilan, somme toute plutôt positif.

Immeuble d'habitation de grande taille, en contre-plongéé

Gratte-ciel d'habitation (credits image)

Prêt à Taux Zéro Plus (PTZ+) : Qu’est-ce ?

Qu’est-ce que c’est que ce Prêt à Taux Zéro Plus (PTZ+) ? Le Partenaire Européen, professionnel de l’immobilier entre particuliers, rappelle qu’il s’agit tout simplement d’un prêt aidé, ou prêt subventionné, visant les primo-accédants, devant les aider à réduire le coût d’acquisition de leur premier logement. Historiquement parlant, le PTZ+ n’est pas le premier du genre. En effet, il fait suite à plusieurs prêts et aides dʼaccession à la propriété précédemment mis en place par les gouvernements successifs, dont bien sûr le Prêt à Taux Zéro, bien évidemment, avec lequel il partage pour partie son nom, et dont il est la suite logique, ainsi que le Pass Foncier, ou encore le crédit dʼimpôt sur les intérêts dʼemprunt. Le PTZ+ est un dispositif dʼaide disponible depuis janvier 2011 aux conditions dʼattribution simplifiées.

En effet, le PTZ+ se veut simple. Il est destiné aux primo-accédants, sans condition de revenus. Le montant du prêt à taux zéro alloué au futur propriétaire se situe entre 5 % et 40 % du montant de lʼacquisition, dans la limite dʼun plafond. Ce montant varie selon divers facteurs, dont lʼemplacement géographique du logement ; lʼancienneté du logement ; les performances énergétiques du bien (le très récent DPE, ou Diagnostic de Performance Énergétique) ; la composition du ménage ; et enfin les revenus du ménage.

Prêt à Taux Zéro Plus (PTZ+) : À qui profite-t-il ?

Bien que le prêt soit encore très récent, Le Partenaire Européen se propose de dresser un premier bilan sur la base des bénéficiaires y ayant souscrit entre janvier à avril 2011. Cela permet de se baser sur par moins de cent mille PTZ+ accordés ǃ Fort de ce premier résultat quantitatif, pour Le Partenaire Européen, lʼobjectif ambitieux du gouvernement de 380.000 bénéficiaires du PTZ+ par année paraît donc pleinement réaliste et peut être envisagé dès sa première année de mise en service. Cela mérite d’être souligné.

Une analyse plus poussée des bénéficiaires au PTZ+ permet de voir quelques tendances : la moitié des bénéficiaires a moins de 35 ans, en faisant donc un public plutôt jeune ; 40 % sont des familles, avec un enfant ou plus à charge ; 40 % sont issus des foyers les plus aisés (dans ce cas, le montant accordé dans le cadre du dispositif PTZ+ ne représente alors en moyenne que 10 % du coût du bien) ; 40 % sont issus des classes moyennes ; 20 % sont issus des foyers les plus modestes (mais le montant accordé dans le cadre du dispositif PTZ+ représente alors 40 % du coût de lʼinvestissement immobilier, soit la part maximum du PTZ+).

En conclusion, Le Partenaire Européen considère le démarrage du PTZ+ comme une réussite qui réclame toutefois d’être confirmée avec une évolution dans la même direction durant le reste de l’année 2011. Gageons que ce succès ne sera pas terni par la hausse des taux que le PTZ+ compense partiellement au premier semestre, mais qu’il risque de ne pas pouvoir absorber au second semestre 2011, la hausse devenant plus importante.